La presse de la Direction Térritoriale du Bassin de la Seine

 

10/03/2014

La Deûle se prépare à relier le canal Seine-Nord au reste de l’Europe

 

Les aménagements pour recalibrer la Deûle sont en cours sur le tronçon Deûlémont - Sequedin. La finalité du chantier est d’augmenter le tonnage des péniches pouvant circuler sur le canal de 1350 à 3 000 tonnes.

 

Actuellement, les travaux consistent à renforcer les berges de la Deûle pour préparer le prochain dragage du canal.

 

Gabarit supérieur est synonyme d’une diminution du coût du transport fluvial, que Voies navigables de France (VNF) cherche à développer. « Nous voulons le rendre aussi attractif que la route et le rail. La France est en retard par rapport à la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne », indique Pierre-Yves Scordia, un des responsables du service maîtrise d’ouvrage de VNF. L’objectif fixé est de 22 millions de tonnes de marchandises transportées par voie d’eau dans la région à l’horizon 2020. À titre de comparaison, le chiffre était de 11,8 millions de tonnes pour 2010.

Ce développement passe par une liaison assurée entre le canal Seine-Nord et le réseau d’Europe du Nord. Le tronçon Deûlémont- Sequedin est un des derniers de la région Nord - Pas-de-Calais qu’il reste à adapter.

Dans un premier temps, les berges sont renforcées car le canal va ensuite être creusé et élargi sous l’eau pour accueillir les péniches de 3 000 tonnes. Ces travaux de dragage devraient débuter l’été prochain et se poursuivre au moins jusqu’à l’horizon 2017.

 

 

 

Quand le canal S-N-E interfère avec le projet de service

12 décembre 2013

Trop cher, mal pensé, financièrement mal monté (merci à VNF pour l'héritage et l'argent public déjà gaspillé !). Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a émis peu après son arrivée au gouvernement en mai 2012 de lourdes réserves sur le projet du canal Seine-Nord tel qu’il avait été dessiné. Il a confié au maire de Maubeuge, Rémi Pauvros, la mission de redessiner un projet moins coûteux.

Ci-après, la synthèse de ce rapport remis ce jour au ministre : synthese-du-rapport-canal-seine-nord.pdf synthese-du-rapport-canal-seine-nord.pdf

Petit rappel de vingt ans de remous :

– 1993 : Lancement des premières études du canal Seine-Nord ;

– 1996 : Voies navigables de France propose un tracé de 115km pour un coût estimé à 15milliards de francs (2,29 milliards d’euros). Un an plus tard, un audit remet en cause la rentabilité du projet ;

– 2003 : L’idée du canal Seine-Nord est retenue par le Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT) ;

– 2008 : Le projet est à l’arrêt, mais le Grenelle de l’environnement le « booste » pour de bon ;

– Avril 2011 : Nicolas Sarkozy pose la première pierre à Nesle ;

– Août 2012 : Bouygues, qui concourt avec Vinci à la réalisation du canal, annonce que le dialogue compétitif est suspendu ;

– Mars 2013 : Rapport accablant de l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’environnement sur le projet en l’état ;

– 17 avril 2013 : Le ministre Frédéric Cuvillier confie à Rémi Pauvros une mission de reconfiguration du canal.

Et aujourd'hui :

C’est toute une région – et en particulier ses élus et décideurs économiques – qui attend fébrilement la décision du ministre des Transports. Ou plus vraisemblablement du Premier ministre, voire du président de la République car c’est eux qui devraient trancher.

À savoir, va-t-on oui ou non enfin creuser les 106 kilomètres du canal Seine-Nord ? La qualité du travail de Rémi Pauvros et de son projet a été partout saluée. Mais il serait extrêmement imprudent d’être trop optimiste sur ce dossier tant il vit de remous, alternant grands espoirs et désillusions depuis plus de vingt ans. Beaucoup d’éléments semblent jouer en faveur du oui, mais des questions restent posées.

Ce matin, le député-maire de Maubeuge remet son rapport au ministre. Mais il a accepté d'en donner les grandes lignes en avant-première :

Il propose de conserver un canal à grand gabarit, de 106 km de long, sur le même tracé à l’exception d’une dizaine de kilomètres où il propose de réutiliser le canal du Nord. L’une des sept écluses serait supprimée, la plus haute diminuée de moitié. Et du côté des plateformes multimodales, Marquion s’imposerait de suite, l’une des trois de Picardie aussi. M. Pauvros est plus sceptique sur la nécessité immédiate des deux autres. Mais surtout, côté financement, abandon du partenariat public-privé, coût global ramené de « 5,9 à 7 milliards », à « 4,4 à 4,7 milliards d’euros ». Hausse de la participation de l’Europe de 6 à 40 % et baisse de celle de l’État de 4 à 1 milliard. Quelque 50000 emplois à terme à la clé et une ouverture du tronçon en 2022.

le.projet.initial.du.canal.seine.nord.europe

Pour visionner la vidéo de Rémi Pauvros qui confirme l'utilisation d'une partie du canal du Nord, c'est ici :

" Je propose l'ouverture en 2022 ! "

Pour l'UNSA-DTBS, des questions légitimes se posent pour l'avenir de nos collègues de l'arrondissement API et plus particulièrement, sur le secteur d'une " dizaine de kilomètres où il propose de réutiliser le canal du Nord " :

 – Ce projet de tronçon du canal du Nord utilisé par le canal Seine Nord Europe sera-t-il privatisé ?

– Sur ce tronçon ; l'entretien, l'exploitation et la maintenance seront-ils également externalisés au privé ?

– Dans la positive, feront-ils toujours partie de la future " UTI Oise Canal du Nord " ?

Que deviendront nos collègues du secteur ? devront-ils chercher un autre poste ? une autre affectation ?

– Avec cette nouvelle perspective de deux raccordements du S-N-E au canal du Nord, de nouvelles emprises de propriétés auront-elles des conséquences sur leurs logements de service ? devront-ils déménager ?

L'UNSA - DTBS a posé la question suivante au Chef de service lors de la réunion du 12 décembre sur le projet de service ;

" Avez-vous pris en compte, pour la mise en place de votre projet de service, la création du canal S-N-E dans le cas où ce dernier sera raccordé au canal du Nord ? "

Réponse de Mr A.Monteil :

" la prévision d'une ouverture du canal S-N-E en 2022/2024 nous laisse dix ans devant nous et je ne peux prévoir aujourd'hui ce qui se passera demain ".

L'UNSA - DTBS ne se satisfait pas de cette réponse pourtant essentielle pour l'avenir de nos collègues du canal du Nord et posera ces mêmes questions de fond à la première occasion donnée au Directeur Général de VNF.

L'UNSA - DTBS, sollicitée par de nombreux agents déjà inquiets, restera très vigilante et plus particulièrement sur le secteur d'emprise du canal Seine Nord Europe où les travaux débuteront bien avant la mise en service de cet ouvrage d'art en 2022 !

Syndicalement différents

La section UNSA - DTBS

 

" les mécontents de la Haute Seine " - Acte 2

21 octobre 2013 :

La DTBS informe les usagers: " Rétablissement de la navigation sur la Seine à l'écluse du Coudray-Montceaux (essonne)" suivant la pièce jointe en bas de page.

Parlons "Dates et délais" :

- 21, c'est le nombre de jours (27 septembre - 17 octobre) qui séparent l'information de la DTBS entre la découverte d'amiante et la remise en service de la petite écluse du Coudray pour "faire passer des bateaux" avec un enfoncement de 2,20 mètres.

- 37, c'est le nombre de jours (27 septembre - 2 novembre) qui séparent les deux informations de la DTBS entre la découverte d'amiante et l'estimation de la remise en service de la grande écluse du Coudray pour "faire passer des bateaux" avec un enfoncement de 2,80 mètres.

Analyse sommaire :

Espérons que cela serve de leçons à nos décideurs pour éviter de bloquer la navigation et remettre rapidement toutes les écluses hors service (ou en passe de l'être...) sur la DTBS. Les exemples ne manquent pourtant pas et il suffit de sortir de vos bureaux pour entendre "claquer" les vantaux, constater les fuites de busc et de chardonnet à chaque bassinée ! Michel Dourlent, président de la CNBA, n'est pas tendre au travers de l'article de presse suivant : "VNF n'est plus capable de faire son travail efficacement"

En tout cas, nous adressons un TRÈS GRAND BRAVO à tous les agents VNF volontaires qui ont réussi à cet exploit !!!
Car remettre en service en 21 jours, une petite écluse à l'arrêt depuis 15 ans, alors que le chômage programmé de la grande écluse durera plus de 5 mois est vraiment une prouesse. Ça valait bien une visite du DG pour voir le "premier bateau chargé passer" suivant l'article suivant : "Coudray : réouverture de la petite écluse".

Espérons que vous en soyez largement remerciés pour votre accomplissement professionnel attestant de votre compétence, et preuve surtout que les entreprises et autres PPP (Partenariats Public Privés) à venir, ne sont pas prêts de nous remplacer dans les Services Navigation...

Retrouvez l'intégralité du communiqué de presse de la DTBS en cliquant sur le lien suivant : reouverture-coudray.pdf reouverture-coudray.pdf

Prolongation du chômage - " les mécontents de la Haute Seine "

27 septembre 2013 :

La DTBS informe les usagers: "Un grave aléa de chantier est venu néanmoins compliquer les interventions sur les vantaux des portes de l'écluse du Coudray-Montceaux"... "Cette situation complexe qui engendre des répercutions multiples..." selon le Communiqué VNF du 27 septembre 2013

Résultats : "après un chômage de 5 semaines du 26 août jusqu'au 29 septembre.. un retard prévisible d'au moins quatre semaines...", des bateliers déjà exaspérés par les taxes et ce chômage forcé d'un mois sur la Seine, sont bloqués pendant quatre semaines de plus et ont manifesté le jeudi 3 octobre dernier : Les bateliers manifestent devant le siège de VNF. Pour mieux comprendre, l'Arrondissement Seine-Amont (ASA) a engagé un chômage sur la grande écluse du Coudray avec le second sas Hors Service depuis 1998 !

Une solution de la DTBS :  "La solution de remise en service de façon très sommaire de l'écluse secondaire, désaffectée depuis une quinzaine d'année(s?) est également examinée en urgence même si son enfoncement n'est que de 1,80 m" selon ce communiqué.

Historique des pannes : Il serait aisé de nous dire que cette situation est exceptionnelle et cette présence d'amiante non prévisible, certes... Pour se faire une idée impartiale du sujet, il suffit de remonter le temps et nous vous proposons de nous retrouver sur la même écluse, le 2 octobre 2007, avec l'article de presse du Parisien suivant : Embouteillage sur la Seine

Analyse et infos UNSA :  Attendre d'être en blocage de navigation sur une première écluse pour réparer la deuxième, revient à crever l'une de ses quatre roues sur la route pour penser à faire enfin réparer celle de secours hors service, 15 ans plus tard et sans avoir réellement de délais... Pour se rendre compte de l'état, rien de tel qu'une photographie plutôt que de longs discours ! Allez, regardons ça de plus près : l'écluse secondaire abandonnée

Pourtant, cette solution avait déjà été proposée, suivant l'article du Parisien du 28 aout 2013 :   La Seine en chômage pour un mois    « Si ces écluses avaient été rénovées en premier, nous aurions pu continuer à travailler pendant ces travaux », s’exclame Daniel Claeys, président de la Glissoire, principal syndicat de la batellerie sur la Seine. « C’est une décision irresponsable d’interrompre tout trafic. », sans oublier de laisser les agents VNF de proximité en première ligne, face à des usagers quelques peu "fortement agacés"
nous sommes soulagés d'avoir des têtes pensantes pour le projet de service et notre avenir en 2014, 2015, ... !

le-coudray-fermee-pour-travaux.jpg

Philippe Esnol prépare le terrain pour les élections municipales 2014

31 juillet 2013 :

"... Le sénateur-maire vient d’être nommé vice-président de l’association ‘‘Seine-Nord Europe’’ (une entité qui soutient auprès des pouvoirs publics, l’intérêt de la liaison fluviale à grand gabarit du bassin parisien jusqu’au réseau fluvial du nord-ouest européen)...

Retrouvez l'intégralité de l'article de presse en cliquant sur le lien suivant :

http://www.gazettevaldoise.fr/2013/08/07/philippe-esnol-prepare-le-terrain-pour-les-elections-municipales-2014/

Conteneurs et céréales dopent les statistiques de l’axe Seine

22 juillet 2013 :

"À la fin du premier semestre, les trois ports de l’"axe Seine", Paris, Rouen et Le Havre, regroupés sous la bannière du GIE Haropa, affichent un trafic cumulé de 45,36 millions de tonnes en progression de 6 %..."

Retrouvez l'intégralité de l'article de presse en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lantenne.com/Conteneurs-et-cereales-dopent-les-statistiques-de-l-axe-Seine_a11913.html

Le port du Havre surfe sur les conteneurs

17 juillet 2013 :

"Au sein de l’alliance Haropa qui regroupe depuis janvier 2012 les ports de l’axe Seine - Le Havre, Rouen et Paris -, le port du Havre affiche une croissance de 5 % de ses trafics maritimes cumulés à la fin du premier semestre 2013. Une croissance dopée par les conteneurs."

Retrouvez l'intégralité de l'article de presse en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lantenne.com/Le-port-du-Havre-surfe-sur-les-conteneurs_a11785.html

Canal Seine-Nord : vous voulez quelques nouvelles ?...

11 juillet 2013 :

L’association Seine-Nord Europe a tenu son assemblée générale le 11 juillet à Paris. L’occasion pour son président, le sénateur de l’Oise (UMP) Philippe Marini, de demander au député-maire PS de Maubeuge (Nord) dans quel état d’esprit il se trouve. Les premiers résultats des travaux de sa mission de reconfiguration du projet de canal Seine-Nord sont attendus à l’automne.

« Je ne suis pas là pour un enterrement de première classe », explique Rémi Pauvros, chargé de reconfigurer le projet.

Retrouvez l'intégralité de l'article de presse en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lemoniteur.fr/147-transport-et-infrastructures/article/actualite/21731704-canal-seine-nord-je-ne-suis-pas-la-pour-un-enterrement-de-premiere-classe-explique-remi-pauvros-char

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Date de dernière mise à jour : 14/03/2014

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