La presse Européenne

NPI : " Le cri d’alarme du transport fluvial "

4 octobre 2016

Cher(e)s collègues de l'EPA VNF,

" Crise économique, terrorisme, crues, moissons désastreuses… les transporteurs fluviaux enchaînent les déboires depuis un an et appellent à l’aide. "

Pont vide de passager ou cale vide de marchandise, les transporteurs fluviaux sont à la peine en 2016. Photo F. Lamiot / Creative Commons.
(Pont vide de passager ou cale vide de marchandise, les transporteurs fluviaux sont à la peine en 2016. Photo F. Lamiot / Creative Commons.)
 

Le signal d’alarme avait déjà été actionné par les transporteurs fluviaux après les crues du printemps 2016. En ce début d’automne, la profession fluviale lance à nouveau un appel au secours. Les très mauvaises moissons de l’été 2016 font augurer d’une faible campagne d’exportation céréalière et, par conséquent, d’une baisse de la demande de transport fluvial pour les céréales qui ont, ces dernières années, remplacé les matériaux de construction comme premier client de la voie d’eau.

Dès le 26 août, le président de la CNBA Michel Dourlent adresse un courrier au secrétaire d’Etat chargé des transports Alain Vidalies pour l’alerter sur « la diminution du transport de céréales par voie fluviale [qui] pourrait atteindre, en glissement annuel, 20 % à 35 % selon les régions, alimentant une pression baissière sur les taux de fret. » La CNBA demande que les entreprises du secteur fluvial soient soutenues pour traverser les difficultés rencontrées : « améliorer à court terme leur trésorerie en permettant le gel du paiement des crédits. À moyen terme, un dispositif de cautionnement par BPI France pour renégocier les prêts bancaires à des taux avantageux pourra être mis en place. Un allégement exceptionnel des cotisations sociales de ces entreprises est également demandé. »

Au cours du conseil d’administration de la CNBA, qui s’est tenu le 20 décembre, les représentants de la profession suggèrent à ceux du ministère de nouvelles mesures : exonération des péages VNF, gratuité du stationnement au-delà de 30 jours consécutifs, etc. Un rendez-vous a d’ailleurs été pris entre la CNBA et le cabinet du secrétaire d’Alain Vidalies.

Pétition en ligne

Mise en ligne par Pascal Rottiers, batelier sur l’Améthyste et gérant de la société Fluviatrans, une pétition à l’adresse du secrétaire d’État chargé des transports Alain Vidalies a recueilli 235 signatures depuis son lancement le 21 septembre. Le but est de « sensibiliser les pouvoirs public sur la nécessité urgente de soutenir la filière, durant cette période délicate, jusqu’à la prochaine récolte. » Pascal Rottiers souligne que « nombre de petites entreprises sont frappées de plein fouet par cette crise » et ajoute que « pour certaine d’entre elles, si la filière n’est pas soutenue, leur survie en dépend. »

Au-delà des bateliers indépendants, ou même des transporteurs fluviaux, c’est toute la filière du transport fluvial qui connaît actuellement des difficultés croissantes. C’est le sens de la lettre ouverte adressée le 22 septembre 2016 à Alain Vidalies, conjointement par le Comité des armateurs fluviaux / CAF et par Entreprendre pour le fluvial / EPF. Les deux organismes alertent le gouvernement sur les difficultés de la profession, « touchée de plein fouet par les questions sécuritaires liées aux actes terroristes depuis novembre 2015, par les problèmes de crues survenues au mois de juin 2016, le tout dans un contexte économique en détérioration ».

Différer les remboursements d’emprunts ?

Au-delà des mesures de long terme en faveur de la profession fluviale, évoquées au cours de la conférence nationale sur le fret fluvial, le CAF et EPF réclament aujourd’hui des « mesures d’urgence » qui vont au-delà des aides ponctuelles que les transporteurs fluviaux avaient déjà sollicitées suite aux crues : « Nous proposons, en complément des dispositifs mis en œuvre au sein de la Cellule de continuité économique, que soit ouverte la possibilité pour les entreprises de navigation de geler pendant un an le remboursement du principal de leurs emprunts en limitant leurs remboursements aux seuls intérêts. »

EPF et le CAF soulignent qu’un dispositif similaire, lors de la crise de 2008, avait permis la survie de nombreuses entreprises. Les deux associations rappellent aussi que la charge d’une telle mesure repose sur la BPI et sur les banques privées, mais pas sur le budget de l’État. Un argument auquel le gouvernement pourrait être sensible…

(source NPI le  par  dans )


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Commentaires (1)

1. Maubacq Daniel 05/10/2016

Il ne serait que juste d'accorder ,aux mariniers, les mêmes subventions, les mêmes avantages de toutes natures , que celles et ceux destinés aux agriculteurs .
Depuis des décennies ,la batellerie artisanale se meurt ,dans l'indifférence totale des gouvernants !!!!!

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Date de dernière mise à jour : 04/10/2016

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