La presse des régions

Grand Est : l’eau manque tous azimuts

24 novembre 2015

(source : l'Est Parisien - paru le 23/11/2015 à 05:03)

Nancy. Parler de sécheresse et de manque d’eau alors que depuis vendredi, une pluie dense et des premiers flocons de neige s’abattent sur la région, semble peut-être inopportun. Ne nous y trompons pas : quelques jours de pluie, aussi bienvenus soient-ils, ne suffiront pas à apporter l’eau qui fait tant défaut à la Lorraine et au quart nord-est depuis le mois de juin et place notre territoire dans une situation hydrologique dégradée, unique en France ; laquelle n’est pas sans conséquences tant sur le plan environnemental qu’économique.

Déficit pluviométrique moyen de 66 %

Après la sécheresse et la chaleur de l’été, alors que depuis le début de l’automne la « recharge automnale » en eau devrait battre son plein, la Lorraine accusait encore au mois d’octobre, tout comme l’Alsace, un déficit pluviométrique moyen de 66 % avec des zones critiques sur la pointe Est de la Meurthe-et-Moselle et l’extrême nord-est de la Moselle pouvant atteindre 100 % par endroits.

En conséquence les débits de cours d’eau sont en baisse quasi généralisée, les bassins vosgiens souffrent particulièrement et pour certains accusent un débit inférieur à 20 % des normes de saison. Les nappes d’eaux souterraines sont à nouveau à la baisse depuis le mois d’octobre et leurs niveaux sont désormais nettement éloignés des normales…

Quant aux barrages réservoirs du territoire comme celui de Pierre-Percée en Meurthe-et-Moselle  qui a vocation à alimenter en eau la centrale nucléaire de Cattenom, celui de Bouzey dans les Vosges, qui comme six autres bassins de Lorraine, Champagne et Bourgogne alimentent notamment en eau les canaux de navigation, mais aussi des besoins en eau potable ou en activités industrielles, sont fortement sollicités depuis l’été et arrivés à terme de leurs capacités d’étiage.

L’eau manque tous azimuts, ce qui n’est pas sans conséquences pour l’activité économique, la vie quotidienne de certains citoyens et l’environnement.

Dans les Vosges, nombre d’habitants et communes des zones de montagne ont connu cet été les affres du manque d’eau. Et pour certains, les difficultés perdurent.

Le secteur de la navigation fluviale est particulièrement impacté par les aléas météorologiques qui touchent le Grand Est depuis déjà cinq mois. Le canal des Vosges et celui de la Marne au Rhin ouest sont partiellement en arrêt de navigation

« Dès le mois de juin, nous avons dû limiter les éclusées en regroupant des bateaux de plaisance sur le canal de la Marne au Rhin pour économiser l’eau lors des passages d’écluses », explique Jean-Marie Ham responsable environnement, maintenance et exploitation à Voies navigables de France (VNF).

La baisse des niveaux d’eau et l’épuisement des retenues ont ensuite contraint VNF à suspendre la navigation sur certains tronçons de la zone Nord Est. « Aujourd’hui le canal des Vosges et le canal de la Marne au Rhin ouest sont partiellement en arrêt de navigation. L’embranchement de Nancy Sud qui permet de relier canal de la Marne au Rhin à celui des Vosges est lui totalement fermé », poursuit le spécialiste.

Par ailleurs la pénurie d’eau n’est pas sans poser des problèmes au secteur du transport fluvial. Les bateaux sont contraints de réduire leurs chargements, ce qui pose des problèmes de rentabilité économique. Ce qui n’est plus acheminé par voie d’eau l’est par voie terrestre, avec les émissions de gaz à effets de serre qui vont avec !

Les directions techniques VNF de Strasbourg, du nord Est de Centre Bourgogne se trouvent confrontées à une « vraie problématique régionale » inédite (qui touche aussi le sud de l’Allemagne), et alors que depuis janvier 2014 la loi sur l’Eau a diminué par quatre les possibilités de puiser de l’eau dans les cours naturels pour alimenter les canaux, « nos régions deviennent plus sensibles aux aléas climatiques », plaide Jean-Marie Muller spécialiste en gestion hydraulique à VNF.

« Reste à trouver le bon équilibre entre les réserves d’eau naturelles nécessaires à la biodiversité et le minimum à garder dans les canaux pour préserver l’économie et la même biodiversité », ajoute le spécialiste.

Et désormais, reste à espérer que l’eau tant attendue ne cessera pas de tomber du ciel dans les prochaines semaines et en quantité suffisante. Et que des températures trop froides n’empêcheront pas l’eau de suivre son chemin et de recharger nappes, réserves et cours d’eau, au risque de se retrouver au printemps dans une situation précocement critique avant l’été.

Stéphanie SCHMITT

Canal S-N-E : " le projet entre deux eaux "

19 octobre 2015

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Voies Navigables de France (VNF) lance ce mercredi une enquête partielle d’utilité publique dans cinq communes de l’est de la Somme.

Cette procédure fait suite à la modification récente du tracé du canal Seine-Nord.

VNF entend réutiliser une partie du canal du Nord située à l’air libre dans ce secteur et supprimer une écluse initialement prévue dans le projet.

Sous les feux de l’actualité entre 2011 et 2013 – du lancement en grande pompe par Nicolas Sarkozy au coup de tonnerre de l’abandon du ruineux partenariat public-privé (PPP) – le projet Seine-Nord peine depuis quelques mois à attirer les projecteurs. Au point d’inquiéter les politiques les plus investis qui ne cessent de réclamer du gouvernement des actes concrets.

De ce point de vue, le lancement ce mercredi d’une enquête publique partielle dans une quinzaine de communes dont cinq dans la Somme, tombe à pic. Rappelons qu’après l’abandon du PPP en septembre 2013, le projet a été reconfiguré pour en abaisser le coût, VNF proposant de réutiliser une partie de l’actuel canal du Nord – ce qui permet aussi la suppression d’une écluse à Havrincourt (62). Si cette option autorise une économie de 500 M¤, elle implique aussi une nouvelle déclaration d’utilité publique, avec une enquête partielle sur la partie du tracé concernée par les modifications. De quoi donc, donner un peu de corps à un projet qui demeure pour l’heure très virtuel, l’essentiel de l’actualité se déroulant encore en coulisse. Autour notamment des questions de financement.

VNF se veut rassurant

Un sujet sur lequel VNF s’est voulu rassurant hier, au cours d’un point presse organisé à Lille. Depuis que l’Europe a annoncé cet été que le dossier était éligible à une aide de 40 % de l’Union (soit 1,8 milliard d’euros avec la moitié de la somme débloquée), tout semble baigner. Les collectivités ont accepté de mettre un milliard d’euros sur la table ; 500 M¤ pour les trois Régions (80 M¤ pour la Picardie), autant pour les quatre départements. De son côté, l’État s’est engagé sur un milliard d’euros complétés par un emprunt de 700 M¤. Reste quand même deux inconnues : l’Île-de-France, qui est censée mettre 200 M¤ n’a toujours pas délibéré. Quant à l’État, on ignore (et lui sûrement aussi) où il trouvera le milliard en question. D’autant que ce projet n’est pas le seul à nécessiter de gros financements (cf. le Lyon-Turin avec son tunnel à… 8 milliards d’euros !)

En attendant, VNF continue à plancher sur les études – l’avant-projet détaillé doit émerger en 2016 – et sur le montage de la société de projet. Née à la faveur d’un amendement glissé dans la loi Macron, cette entité permettra aux collectivités d’avoir un œil sur le dossier.

Pour le reste, pas grand-chose de neuf. Hier, Stéphane Saint-André, député PRG du Pas-de-Calais et président de VNF, a balayé d’un revers de la main les interrogations du Port du Havre, inquiet à l’idée que ce projet ne favorise Anvers et Rotterdam. Il a écarté aussi les interrogations sur les problématiques environnementales, préférant évoquer à nouveau la création de 12 000 à 14 000 emplois directs sur le chantier. Pressé de questions, le président est resté plutôt vague : « Tous ne seront pas forcément créés en même temps ». Autre question : des emplois pour qui ? Là encore, pas de vraie réponse, si ce n’est que la préfète de Picardie, coordinatrice du projet, a été chargée de mobiliser les entreprises locales, Pôle Emploi. On le sait, certains redoutent que les grosses entreprises de travaux publics étrangères ne débarquent avec armes et bagages pour rafler la mise. « La clause sociale dans les appels d’offres devrait permettre de réguler les choses », avance Stéphane Saint-André. Au point de l’emporter sur la question du prix ? La question reste ouverte. Comme d’autres d’ailleurs, sur les trafics escomptés – « des céréales, du sable, des conteneurs » – ou le financement des plate-formes sans lesquelles le canal n’est qu’un simple tuyau, renvoyé aux contrats de plan État-Régions.

On l’aura compris : en cette fin d’année, il reste sur le canal Seine-Nord au moins autant d’interrogations qu’il y a de certitudes. Et on ne parle pas du contexte politique…

Pour visionner le tracé du canal Seine Nord Europe, cliquez ici : 13-11-26-groupe-d-echanges-sric-ihts-compte-rendu-unsa-1.pdf Tracé du futur canal S-N-E

Trop discret ?

Il y avait bien longtemps que le dossier Seine-Nord n’avait réuni autant de journalistes que ce lundi à Lille. Un point presse au cours duquel on n’aura pas appris grand-chose. S’il n’est pas en panne, le dossier Seine-Nord est au moins dans une phase discrète. Trop ? La réunion d’hier a du coup, très vite pris des allures d’opération de communication. Comme si à deux mois des élections régionales, il devenait urgent de relancer médiatiquement un dossier passé au second plan. Un dossier autour duquel on a fait naître des espoirs considérables – en termes d’emplois notamment. Un dossier éminemment politique aussi, et dont l’avenir pourrait, en partie, être suspendu aux résultats des élections. Dans les assemblées régionales, le FN n’a jamais fait mystère de son scepticisme, évoquant une « opération d’enfumage autour d’emplois qui ne verront jamais le jour », dixit Michel Guigniot. Les Verts annonçant de leur côté vouloir revoir les financements régionaux. Sans aller jusqu’à soupçonner Stéphane Saint-André de s’être retrouvé hier en service commandé du lobby « pro-canal », on ne pourra s’empêcher de se dire que la ficelle était un peu grosse. PH. F.

 

Canal S-N-E : lancement de l’enquête avant une déclaration d’utilité publique

19 octobre 2015

Publié le 07/10/2015 )

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Alain Vidalies a annoncé mercredi le lancement de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique des modifications du tracé du canal Seine-Nord Europe.

Dans un communiqué, le ministre a expliqué que l’enquête se tiendrait jusqu’au 20 novembre, et rappelé que «l’horizon d’obtention de la déclaration d’utilité publique est fixé à début 2017 pour un début des travaux la même année et une mise en service en 2023».

Cette nouvelle infrastructure empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord qui effectue la jonction entre la vallée de l’Oise et le canal Dunkerque-Escaut et dont les voies, actuellement de 14 à 17 mètres de large, devront être élargies à 54 mètres pour permettre le passage de «convois type 4.400 tonnes» de gabarit. En outre, six écluses et 61 ponts routiers et ferroviaires devront être construits.

Le Canal Seine-Nord, permettant une liaison fluviale en continu pour les marchandises entre le Bénélux et la région parisienne, est censé apporter la «compétitivité» aux ports français, aux entreprises par une baisse du coût du transport, et contribuer «à la transition énergétique, en permettant le report modal vers un mode écologique», avait indiqué le Premier ministre Manuel Valls fin 2014.

M. Vidalies a souligné mercredi que la création de la société de projet qui sera chargée de la réalisation du canal était «également en marche» : le directeur général de l’établissement public Voies navigables de France (VNF), Marc Papinutti, «a été chargé de sa préfiguration en concertation avec les collectivités concernées».

«Le projet d’ordonnance sera mis à la consultation des collectivités territoriales à partir du jeudi 15 octobre», et le but est de créer la société de projet «dans le courant du premier semestre 2016», selon le communiqué.

Estimé à un coût oscillant «entre 4,5 à 4,8 milliards d’euros» et «créateur de 14.000 à 15.000 emplois», le projet serait financé à 43% par des fonds européens, un milliard d’euros par l’Etat et les collectivités territoriales (départements et régions) ainsi qu’un emprunt estimé à «700 millions d’euros» par VNF, dont le président Stéphane Saint-André a rejeté lundi les critiques d’écologistes, assurant que l’équipement apportait les garanties «environnementales nécessaires».

Des élus normands s’opposent également à ce canal, car ils sont inquiets pour Le Havre, premier port français de transport de conteneurs mais nettement moins important que ses concurrents du Benelux comme Rotterdam.

 

Nièvre : des agents des Voies Navigables de France ont bloqué l’écluse de Clamecy

1er octobre 2015

Un blocage a été organisé, le mercredi 16 septembre 2015, à l'écluse des jeux sur le canal du Nivernais, à Clamecy, dans la Nièvre.

Les agents de Voies Navigables de France ont mis sur pied cette action pour faire avancer leurs revendications.

 

Ce n'est pas la première fois que les salariés manifestent leur mécontentement.

Depuis plusieurs années, les agents de VNF dénoncent la réduction des effectifs qui conduit à " un recul du service public de la voie d’eau ". Outre les attentes importantes aux écluses pour les usagers, cela se traduit aussi par des conditions de travail dégradées pour le personnel.

Les agents contestent la politique d’austérité qui pèse sur les salaires et les pensions.

Environnement : Le classement du canal du midi

«Que VNF respecte ses engagements» (sic)

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Pour le conseil municipal de rentrée, mercredi soir, le projet de classement, par l'Etat du Canal du Midi, au titre des sites s'est invité dans les débats. Le sénateur maire, Alain Chatillon, a commenté l'avis défavorable pris par la commission d'enquête et la décision du préfet, Pascal Mailhos, de reprendre les consultations avec les acteurs concernés. En ce sens, une mission a été confiée au préfet de l'Aude, Jean-Marc Sabathe.

«Pour nous il est clair que si nous étions nombreux à nous élever contre ce projet de classement qui impacte des parcelles de terres jusqu'à 3 kilomètres de part de d'autre de la Rigole ; il n'a jamais été question de ne pas vouloir protéger le canal et son système d'alimentation», confiait-il en préambule.

Il saluait ensuite la décision du préfet de nommer un médiateur pour reprendre les consultations sur ce dossier pour lequel la Communauté de communes Lauragais Revel Sorézois a émis un avis défavorable, lors de l'enquête publique, tout comme le Pays Lauragais, le Conseil départemental, ou l'association des communes riveraines du canal. Toutefois, Alain Chatillon n'est pas tendre avec les institutions.

«À travers ce projet de classement, on voyait l'État reprendre en main la gestion des sols de nos communes à travers nos PLU et PLUI (plans locaux d'urbanismes communaux ou intercommunaux). Et puis arrêtons d'imposer des contraintes aux agriculteurs car ce sont eux qui entretiennent les abords de la Rigole et du Canal du Midi. Que Voie navigable de France fasse son travail, nous, on fera le nôtre». Alain Chatillon s'étonnait aussi que l'étude qu'il avait faite, en 2012, sur le Canal du Midi, en collaboration avec les communes riveraines, n'a servi à aucun ministre. «Ils ne l'ont même pas lu sinon ils auraient su ce qu'il y a à faire pour protéger le Canal du Midi».

En attendant, Alain Chatillon sait ce qu'il va dire au préfet de l'Aude. «Il y a déjà des textes qui protègent le canal et la Rigole, pas la peine d'en rajouter. Que l'on prenne aussi en compte les parties urbaines du canal qui sont certainement plus salles que les parties rurales. Il y a aussi des structures qui existent pour prendre soin de Canal du Midi comme l'association des communes riveraines ou celle de mécénat pour la replantation des arbres. Pas la peine d'en créer d'autres. Et puis que VNF tiennent ses engagements notamment la Convention de replantation de la pinède de Saint-Ferréol signée en 1999. On devait replanter un hectare tous les deux ans. Ils l'ont fait une fois et c'est tout».

(Source : La Dépêche.fr)


 

écluse de Palluel ; Impressionnant chantier !

Dernièrement à Palluel, la porte aval de l’écluse a été remplacée. La manœuvre a nécessité l’utilisation d’une grue, deux jours de travail, dont un jour d’arrêt pour la circulation des bateaux.

Une porte vieillissante !

Elle avait été expertisée en mars 2014. Elle était voilée et présentait une déformation à sa base, «apparemment suite à un choc de bateau, ce qui occasionnait des difficultés de manœuvre et une usure prématurée des éléments de guidage», indique l’antenne de Cambrai des Voies navigables de France (VNF), en chargé du réseau fluvial.

Il faut dire que toutes les écluses du canal du Nord ont été mises en service en 1965, autrement dit il y a cinquante ans. Cette porte aval, de type levante – ou guillotine –, datait donc un peu. En attendant son remplacement, des réparations provisoires avaient été réalisées.

Un an de préparation...

Après l’expertise, une nouvelle porte avait déjà été amenée sur le site en 2014. Puis ajustée. Elle a été fabriquée par le Point d’appui régional de modernisation et d’expertise, atelier spécialisé de la direction territoriale Nord – Pas-de-Calais de VNF, basé à Férin, dans le Douaisis, qui participe à l’entretien et construit, à la demande, des organes métalliques pour des ouvrages tels que des vannes, écluses et barrages.

Le coût du chantier de Palluel avoisine les 80 000 €, «hors main-d’œuvre, réalisée en régie interne par les agents de VNF», précise l’antenne de Cambrai.

Deux jours de chantier !

La date des travaux avait été judicieusement choisie, et programmée depuis longtemps. La navigation devant être interrompue, elle «se programme au minimum un an à l’avance». Sur ce canal du Nord, une quarantaine de bateaux circulent chaque jour, en moyenne. Autant de bateaux, donc, qui n’ont pas pu circuler le jeudi 30 avril, premier jour du chantier, qui s’est poursuivi et achevé le lendemain, vendredi 1er mai, pour une raison précise : «Au niveau régional, le 1er mai est l’un des six jours fériés de l’année, où les écluses sont fermées

Si l’installation de la nouvelle porte, lourde de 14 tonnes et nécessitant l’usage d’une grue, s’est déroulée sur une seule journée, la deuxième a été consacrée aux finitions et à la remise en eau, mais pas seulement : VNF en a profité pour remplacer par la même occasion la centrale hydraulique de l’écluse, qui « permet la manœuvre des portes et des vannes », et des travaux de maintenance ont été réalisés, sur ces deux jours, aux écluses de Marquion et Sains-le-Marquion, et dans le souterrain de Ryaulcourt.

Le président de VNF sur le site de la pente d'eau

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La pente d'eau, judicieux ascenseur à bateaux, permettait de remplacer un groupe de cinq écluses, ce qui faisait gagner un temps précieux aux utilisateurs, des touristes pour beaucoup et un peu de fret.
Mise en service en 1974, la pente d'eau de Montech a cessé de fonctionner en 2009.

D'un commun accord, VNF (Voies navigables de France), la communauté de communes de Garonne et Canal, le conseil général de Tarn-et-Garonne et le conseil régional Midi-Pyrénées souhaitent vivement remettre en service cet ouvrage qui permet aux gros gabarits qui ne contiennent pas dans les écluses de franchir cette zone. Si les collectivités ont à leur charge l'aménagement du site, VNF devra financer les machines, soit 4,2 millions d'euros.

«Il manque 1 million d'euros...»

Stéphane Saint-André, président de VNF depuis bientôt un an, souhaite faire avancer ce dossier. Il va à la recherche de fonds. «Il manque 1 million d'euros pour arriver à boucler le financement», disait Stéphane Saint-André aux élus de Garonne et Canal et à la presse, réunis hier matin, à la mairie de Montech, à l'invitation de Jacques Moignard, député-maire. De plus, nous avons de gros problèmes avec les platanes qui sont atteints de maladie. «Ce sont 200 millions d'euros sur vingt ans qu'il faut prévoir pour la replantation et la consolidation des berge».

Le jeudi, le président de VNF était allé plaider cette cause devant les mécènes du canal du midi, entreprises et particuliers, et il a pu "récupérer" 500.000 €.

«Pour ce qui est de la pente d'eau, on ne peut pas demander plus aux collectivités, nous avons la volonté d'aboutir et nous comptons bien le faire en continuant à prospecter, même vers le contrat de plan Etat-région 2014-2020». À ce jour, la communauté de communes Garonne et Canal a déjà évoqué, en conseil communautaire, l'aménagement du parking. Au conseil général, une réflexion est menée par les services du département depuis 2012 concernant les opportunités de développement de l'activité touristique autour de ce patrimoine départemental exclusif dont la notoriété demeure intacte malgré l'absence d'activité depuis 2010.

(Source : La Dépêche du Midi)

Trèbes ; Le port va pouvoir enfin changer de décor !

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«Les travaux seront conséquents mais le jeu en vaut sans doute la chandelle»

Les travaux seront conséquents mais le jeu en vaut sans doute la chandelle. 
 

La verrue obstruant le paysage du port de Trèbes ne sera plus qu'un mauvais souvenir dans quelque temps, du moins espérons-le ! La maison des gardes désaffectée à l'angle du pont du canal fait l'objet d'un appel à projet par VNF (Voies navigables de France). «Cet organisme d'état, qui gère l'exploitation du canal, a décidé il y a un mois de lancer une campagne de communication concernant une COT (*)», indique Jacques Noisette, de la direction toulousaine.

Vingt-trois bâtiments sont concernés sur le canal des Deux-Mers et jusqu'à Béziers. Trois sont situés à Trèbes : la minoterie du Moulin, la maison de l'éclusier et donc cette maison des gardes construite dans les années 1680, à laquelle sont venus se greffer plusieurs appendices au fil des siècles. Avec l'arrivée de porteurs de projets, cela sera un plus au niveau touristique pour l'œuvre de Riquet.

Didier Imbert, de la subdivision de Carcassonne en charge des domaines, nous explique le processus : «Il s'agit de mettre à disposition tel ou tel bâtiment sur une durée de bail à définir ensemble. Les candidats retenus ont en charge les travaux inhérents à l'exploitation, qui viendront en déduction des coûts de location. En fonction de leur importance, la COT aura une durée plus ou moins longue afin que l'occupant amortisse au mieux l'investissement».

La maison des gardes présente une surface couverte de 600 m² sur trois niveaux et un privé est déjà sur les rangs pour un restaurant touristique. Du côté de la municipalité, on se dit prêt à l'accompagner si besoin. Celle-ci a en outre la possibilité d'en faire elle-même l'acquisition. Didier Imbert précise que «la transmission de patrimoine peut se faire de collectivité à collectivité. Dans ce cas, cela prendra plus de temps et la mairie pourra récupérer la TVA sur les travaux engagés». Des pistes existent également pour la minoterie du Moulin et la maison de l'éclusier. Un investisseur local serait d'ores et déjà intéressé par l'ensemble de ces bâtiments.

COT (*) : Convention d'Occupation Temporaire

Trafic menacé sur le canal entre Champagne et Bourgogne

le 10 mars 2015

Le trafic sur le canal entre Champagne et Bourgogne serait menacé par un projet de la direction de Voies Navigables de France.






Près de 700 bateaux de fret ou de plaisance empruntent chaque année le canal entre Champagne et Bourgogne en Haute-Marne. Classé dans la catégorie "réseau magistral" en 2007 pour son niveau d'eau constant, ce canal à petit gabarit serait menacé (de diminution d'activité) par un projet de la direction des Voies navigables de France. C'est en tout cas ce que disent des syndicalistes de Force Ouvrière qui tirent le signal d'alarme.


Selon Force Ouvrière, les Voies Navigables de France projettent de fermer ce canal à petit gabarit le week-end et de diminuer les horaires d'ouverture chaque jour. Interrogés, les bateliers confirment qu'un service diminué serait dissuasif.

Contactée, la direction Grand nord-Est de Voies navigables de France estime ces alertes nettement prématurées même si, elle le reconnaît qu'une réflexion est engagée sur les amplitudes d'ouverture du canal dans un contexte d'automatisation. Elle ajoute qu'il n'est pas question de faire une croix sur le petit gabarit qui représente 75% des canaux du quart nord-est.

 

 

 

 

 

SAINT-QUENTIN Friture sur la ligne entre les pêcheurs et VNF

8 mars 2015

Les relations entre les deux entités sont tendues à tel point que le dialogue est pratiquement rompu. La rigole du Noirieu en est la parfaite illustration.http://www.courrier-picard.fr/sites/default/files/imagecache/vdn_galleria_article/articles/ophotos/20150308/1075366941_B974962946Z.1_20150308201809_000_GNC44499G.1-0.jpg

« Je n’excuserai pas M. Debrabant de VNF qui n’a pas répondu à nos sollicitations.  »
À peine vient d’être donné le coup d’envoi de l’assemblée générale des pêcheurs saint-quentinois, dimanche 8 mars, que le président, Pascal Mulot, lance sa première banderille en direction de Voies navigables de France (VNF) et son directeur de la subdivision de Saint-Quentin, Pascal Debrabant. La cohabitation entre le propriétaire des berges (VNF) et ceux qui les utilisent (les pêcheurs) se pratique pourtant en bonne intelligence. Mais il y a comme de la friture sur la ligne.Et ce point d’achoppement est matérialisé par un petit cours d’eau, qui alimente la Somme. C’est la rigole du Noirieu dont l’état est très préoccupant (le Courrier picard du 21 janvier). Depuis janvier, VNF a entrepris des travaux de consolidation des berges. Mais le simple filet d’eau qui s’écoule sur six kilomètres a conduit les pêcheurs à réagir. Le 17 février, la fédération départementale de la pêche a organisé une opération sauvetage de ce qui pouvait l’être. Ainsi, 150 kilos de poisson ont été sauvés d’une mort certaine. Mais des kilos de poissons morts stagnent toujours. «  Si VNF nous avait prévenus des travaux, la pêche aurait pu être faite dans de meilleures conditions », tacle le président Mulot.
« Je déplore ce comportement, ce n’est pas une attitude normale entre un propriétaire et son locataire. »

Des poissons crevés vers le canal

Fin janvier, un groupe de promeneurs, passionnés de nature et d’environnement, témoignait. «  Nous venons de sortir une anguille de 80 cm de la vase et nous l’avons mise dans la Somme afin qu’elle puisse vivre.  » Autre exemple. «  Nous avons essayé de décoincer un brochet, une anguille était morte et des perches agonisaient.  » Et ce que les pêcheurs redoutent avec la fin des travaux programmés pour la fin de ce mois, c’est une pollution de la rigole du Noirieu. «  Silence radio de VNF  », répond Pascal Mulot à l’un de ses adhérents. Et d’ajouter : «  Il y a des poissons crevés qui risquent de partir dans le canal.  »

Le représentant de la fédération est lui aussi très inquiet quant à la tournure que prennent les événements. «  Nous payons des baux à VNF, 12 à 13 000 € par an. Nous ne sommes pas que des vaches à lait, c’est un combat de tous les jours.  » La dernière rencontre entre VNF et Pascal Mulot remonte à novembre : cela fait quatre mois qu’aucun dialogue n’a été noué.

D’autant plus qu’il a été aussi question du Vieux-Port. «  C’est le désastre, c’est sale  », déplore un pêcheur qui a d’ailleurs tenu à remercier la Ville pour l’installation des poubelles sur le site. Le tri et le respect des sites de pêche font l’objet de contrôles. Et sur le boulevard Jean-Bouin, là où quelques cannes sont posées régulièrement, des problèmes ont été constatés et remontés au propriétaire, Voies navigables de France, qui aurait répondu au président des pêcheurs, «  tant que ça ne fuit pas, on ne touche à rien  ». Dans la salle, quelques-uns ont glosé. VNF n’est pas vraiment leur ami. Les oreilles de Didier Debrabant ont sifflé toute la matinée.

GUILLAUME CARRÉ

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Date de dernière mise à jour : 23/11/2015

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